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    January 01

    Une nouvelle année qui commence

    Oui, nous sommes le 1er janvier 2009 (que le temps passe vite) et c'est le moment pour moi de vous souhaiter une bonne année et tous mes meilleurs voeux. Que vos souhaits les plus chers puissent se réaliser, vos projets se concrétiser, votre santé être au mieux, vos amitiés, vos amours vous épanouir, et tout ce que j'oublie. En résumé, que votre vie vous soit douce, et enrichissante.
     
    Pour moi c'est une année 2008 assez épuisante qui se termine et je ne suis pas mécontente de passer à une nouvelle, même si je sais bien qu'une date sur le calendrier n'y change rien, mis à part psychologiquement.

    En effet en 2008, 3 de mes  chats ont quitté ma vie. Un dont je ne sais toujours pas ce qu'il est devenu, et les 2 autres qui ont rejoint d'autres mondes. Un à la force de l'âge après une vie de vieux lion bien accomplie et un autre que j'avais depuis peu et qui est parti bien trop jeune à mon gout. Mais la vie ne fait pas toujours de cadeau.
    Les liens que j'ai avec les chats étant très forts, (et peu m'inporte ce qu'en pensent les gens puisque les chats m'ont souvent plus apporté que beaucoup d'êtres humains), ce n'est jamais sans douleur que je franchis ce genre d'expérience. Mais la souffrance, la douleur fontt partie de la vie, vouloir les renier, les éviter pour se préserver, cela serait aussi se priver de vivre d'autres moments qui eux ne sont que des purs bonheurs.
     
    Cette année, par pudeur je ne rentrerai pas dans les détails, a été aussi compliquée dans les relations amicale et amoureuse. J'ai coupé des ponts afin de me préserver, non sans mal, et ce qui signifie bien souvent se retrouver seule. Mais la solitude peut aussi justement aider comme je l'écris à se retrouver là où les relations avec les autres peuvent nous perdre et éviter aussi aux autres qu'ils ne s'égarent. Je ne renie rien de ce que j'ai vécu, je ne montre personne du doigt, et je ne me considère nullement comme une victime parce que je sais que cette manière de penser revient à se déresponsabiliser de ses actes et ne fait nullement avancer. Je pense qu'on ne vit pas certaines expériences pour rien et on les affronte comme on peut avec les armes qu'on a en main, selon notre vécu, notre personnalité, au moment où elles arrivent.
    A mon âge, certaines personnes se demandent pourquoi je suis seule, sans enfants etc etc. Tout d'abord, onne choisit pas toujours et je suis loin d'être un cas unique Puis au nom de quoi tout le monde devrait avoir le même schéma de vie? Ca ne m'interesse pas de construire ma vie en fonction des autres et de ce qu'on attend de moi. Ces personnes là ne connaissent pas ma vie, mon passé. Et moi dans ce monde que je trouve parfois si brutal avec les gens essayant de rester eux-même, j'essaye à mon tour juste de vivre et de voir ce que la vie me réserve.
     
    Il y a des moments où j'aurais envie de dire merde à la terre entière, et particulièrement à ces gens jugeant les uns et les autres et ne pensant qu'il n'existe que leur mode de vie préformatée qui a le droit de citer. Ils ne savent pas à quel point dans leur volonté souvent inconsciente de se rassurer sur leur vie en tentant de mettre tout le monde dans le moule et dans des cases, ils peuvent parfois s'avérer destructeur  avec certaines personnes plus fragiles. Enfin... j'aurais tant à dire sur ce sujet, tant je vois et j'entends des propos qui me font bondir, mais j'en resterai là car je ne veux pas résumer ce message à vision sombre de la vie, alors que justement ce que je voulais dire, c'est que même si on vit des choses difficiles, et que parfois on voudrait s'isoler de ce monde, il n'en reste pas moins que je sais aussi en voir les beautés. Certaines expériences si on arrive à les dépasser peuvent vous rendre aussi plus fort.
    L'homme est capable du pire comme du meilleur heureusement.
    Et je voudrais tant que cette nouvelle année débouche sur ce qui peut permettre le meilleur, c'est à dire une prise de conscience des uns et des autres, d'une envie de découverte, de voir et de préserver ce monde qui nous entoure. Prendre conscience que la richesse ne réside pas dans la somme d'argent amassée ou dans tout ce qu'on achète, mais bien plus dans sa manière de voir la vie, de considérer les autres avec égard, de tenter de préserver chaque parcelle de vie qui nous entoure.
    Savoir savourer les moments où on se trouve avec des êtres qu'on apprécie, de savoir encore s'émerveiller des beautés de ce monde, de garder une part d'âme d'enfant où la magie et le rêve ont encore leur place.
    Nous restons des humains, avec nos qualités et aussi nos faiblesses, nos erreurs. Personne n'est parfait.
    Il y aura toujours des moments où la colère aura besoin de sortir, où les humains me déprimeront et où j'aurais besoin de me révolter contre ce que je pense être injuste, même si j'ai le plus souvent une sensation d'impuissance et aussi de manque de courage, et puis d'autres moments de bien êtres , où ils m'étonneront de la meilleur des façons.
    Le tout étant de toujours continuer à avancer, c'est pour ça que je réitère encore tous mes voeux pour cette nouvelle année qui commence en espérant qu'elle vous amène là où vous le souhaitez. Que si des épreuves vous devez franchir, elles puissent vous voir en sortir grandit. Je vous souhaite donc la force, le courage, mais aussi la sensibilité, la douceur, et le bien être.

    Bonne année!
    Que vos voeux les plus chers soient exaucés.
     
    Géraldine
     
     
    May 06

    Fripouille a disparu

    Fripouille, mon chat de 5 ans a disparu le 28 avril 2008 alors qu'il était en garde chez mes parents à Saint Etienne, vers la rue de la mulatière, il a réussi à se faufiler et à sortir dans la rue alors qu'il pleuvait des cordes. Depuis aucune trace de lui, même en faisant toutes les démarches possibles.
    Donc si quelqu'un le voit, même s'il le retrouve mort, qu'il me contacte par mon adresse mail:
    lalwende_gp@hotmail.fr
    ou par mon numéro de tel que je donnerai en privé.
     
    Mon chat est tigré roux foncé et blanc, et est tatoué.

    fripouille1jpg
     
    Merci .
    November 19

    Les deux loups

    Une fable amérindienne très juste et que je connais depuis longtemps, mais sur laquelle je suis retombée aujourd'hui justement quand j'avais besoin de lire ça. Parfois quand on se sent déçu, en colère, et que l'on se fait plus de mal à soi-même en ne s'apportant rien de bon...
     
     
    Les deux loups

    Un homme âgé dit à son petit-fils, venu le voir très en colère contre un ami qui s'était montré injuste envers lui :
    "Laisse-moi te raconter une histoire... Il m'arrive aussi, parfois, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et n'en éprouvent aucun regret. Mais la haine t'épuise, et ne blesse pas ton ennemi. C'est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure. J'ai souvent combattu ces sentiments"
    Il continua :" C'est comme si j'avais deux loups à l'intérieur de moi; le premier est bon et ne me fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tout ce qui l'entoure et ne s'offense pas lorsqu'il n'y a pas lieu de s'offenser. Il combat uniquement lorsque c'est juste de le faire, et il le fait de manière juste. Mais l'autre loup, ahhhh...! Il est plein de colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage.

    Il se bat contre n'importe qui, tout le temps, sans raison. Il n'est pas capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses. Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien. Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi, parce que tous deux veulent dominer mon esprit."
    Le garçon regarda attentivement son grand-père dans les yeux et demanda : " Lequel des deux loups l'emporte, grand-père ?"
    Le grand-père sourit et répondit doucement : "Celui que je nourris."

     
    November 09

    Les vieux démons

    Les vieux démons…

    Ceux qui attendent patiemment tapis dans l’ombre de refaire surface.

    Ceux là même qui nous rongent de l’intérieur et nous étouffent.

    Ceux qui nous empêchent de souffler et de parler.

    Ceux qui se réveillent quand on ne s’y attend pas.

    Ceux qui attaquent quand on est plus vulnérable.

    Ceux qui vous réveillent au milieu de la nuit.

    Ceux qui attendent que l’on soit seul.

    Ceux qui vous font mal au ventre.
    Ceux qui vous tirent les larmes…

    Multiples facettes

    Multiples visages

    Vous sonnez l’alerte

    A votre passage

    Cachés derrières vos masques

    Semant la terreur

    Traînant la poussière derrière vos bourrasques

    Egrainant la douleur

    Vous êtes traînée de malheurs

    A l’image de nos peurs.

     

    Géraldine le 9/11/2007

    Donec eris felix, multos numerabis amicos.

    Tiens on (le on se reconnaitra ;)) vient de me donner cette citation que je trouve très juste:
     
     
    Donec eris felix, multos numerabis amicos.Tempora si fuerint nubila, solus eris.
     
    Elle est d'Ovide et veut dire:
     
     
    Tant que tu seras heureux, tu compteras de nombreux amis.
    Que le ciel se couvre de nuages, et tu seras seul.
     
     
    Ovide qui fut envoyé en exil par l'empereur Auguste à cause de son ouvrage  "l'Art d'aimer", mais peut-être que derrière il se cachait d'autres raisons plus politiques.
    Il mourra donc seul et dans la souffrance de ne pas avoir pu revoir Rome.

    Comme on me l'a fait remarquer, sa citation était elle un présage....?
     
     
     
     
    November 08

    Fragile introspection

    (Parler à la troisième personne aide parfois pour mieux parler de soi, non pas qu'on se prenne pour Louis XIV ;))

     

    C’est étrange quand même ces sentiments qui nous parcourent…ces moments où on se rend compte qu’on passe une grande partie de son temps à faire semblant. Faire semblant que tout aille bien, faire semblant pour les autres et le pire se mentir à soi-même. Etre toujours là pour écouter, parce que bien sur on peut, on est plus fort, on est là, ses problèmes on les maîtrise, on en donne l’impression, on les contrôle…non d’ailleurs aux yeux des autres, on en  pas de problèmes, d’angoisses, de questionnements existentiels, ou du moins ils ne nous atteignent pas.

    Mais en fait on les garde en soi, on ne les montre pas, donc on peut aider, on peut écouter…en fait on peut rien du tout, on a tout autant ce sentiment d’impuissance que tout le monde sur sa propre vie et qu’on essaye de cacher d’une manière ou d’une autre, pourquoi on pourrait alors aider les autres, même si parfois on s’en fait comme un devoir, comme une obligation. Parce qu’on sait ce que c’est que de se retrouver seul face à ses problèmes et qu’on ne supporte pas l’idée que cela soit le cas pour des personnes qui nous sont chères. Parce qu’on a été habitué à se comporter comme ça, à se sentir exister quand on compte sur nous, et qu’il est difficile de revenir là-dessus.

     Et aussi pour s’oublier, se donner de l’importance, être là pour les autres, pour ne plus penser à soi, parfois ça aide, on relativise, on se dit qu’on est trop centré sur soi et cela remet à sa place, on se trouve trop égocentrique, et puis non ça retombe et il y a un moment, où on en peut plus de faire semblant, d’être toujours là…On voudrait parler mais personne dans ces moments là et quand les gens sont là, on a déjà fait une partie du travail pour se remettre, donc plus envie de parler, de ressasser, parfois même envie de rester seul…parce que pas encore envie de faire semblant. Parce que finalement à tout prendre quand on se sent mal c’est  là qu’on a au moins l’écoute de son enfant intérieur, de cet être blessé qui refait surface et demande qu’on prenne soin de lui, qu’on soit là pour lui.

    Tout comme lui appelant Maman, Papa, on attend leur aide. Mais voient-ils notre peine ? Où sont-ils ? Parfois oui…on se souvient…on arrivait à avoir vraiment leur attention quand on montrait qu’on allait mal…

    Et c’est ce qu’il nous fait comprendre, on aimerait plus de soutien, mais on ne sait pas le demander, on ose plus, on aimerait qu’il vienne de lui-même, et puis on en arrive à compter que sur soi-même car on est encore la seule personne assez fiable sur qui l’on puisse compter, et encore rien n’est moins sur dans ce domaine…Peut-être qu’on est notre propre piège, qu’on s’emprisonne nous-même dans nos propres conditionnements, que lorsqu’on en veut aux autres, qu’ils ne se rendent pas compte par eux-mêmes on s’en veut avant tout à nous-même de ne pas arriver à leur montrer ? Non au fond de nous on leur en veut, c’est plus facile d’en vouloir aux autres, et puis parfois on peut l’avouer sans honte, ni faire celui qui porte sa croix, il y parfois de vraies raisons d’en vouloir aux autres sans s’en vouloir à soi-même de le penser. Et puis ça nous enlève un poids et nous permet de repousser la vraie remise en question, que chacun devrait faire pour soi-même et les autres. On est dans la colère, les autres ne sont pas assez exigeant avec eux-mêmes, je suis là pour eux et pourquoi ne le sont-ils pas pour moi ? Et voilà comment la colère, la jalousie souvent fondée que sur l’illusion, la souffrance, nous fait penser parfois que l’on est parfait et que ce sont eux qui ont rien compris…Au moins on se rassure comme on peut sur nous même….ça soulage un tant soit peu.. C’est le sentiment qu’on ne sera jamais compris, c’est moi contre la terre entière, caliméro power, ce qui rassure notre égo, à défaut de nous faire avancer.

    De se sentir tant prisonnier de nos propres mécanismes, émotions et peurs qui refont surface quand on se sent fragile, c’est difficile à accepter. Parce qu’on veut toujours donner une image forte, et d’un autre côté on fait parfois l’inverse. Parce que parfois on se complique tellement la vie qu’en donnant telle image, on espère que les gens verront quand même à travers la carapace. Qu’on donne des indices espérant qu’ils les saisiront pour voir au-delà et comme forcément c’est loin d’être évident, ne les saisissent pas, où n’en sont pas sur, où on aussi leurs problèmes…etc etc… et donc on en leur en veut d’être aussi peu perspicace…Hé oui, comment se compliquer la vie inutilement ? vaut mieux en rire…Et les autres ne savent plus sur quel pied danser même quand ils sentent qu’il y  a un malaise…comment doivent-ils agir sans risque de se prendre un sale retour dans la gueule parce qu’à ce moment là, c’était pas le moment, parce qu’en plus on peut être doté d’un sale caractère dans ces périodes, doublé de lunatisme, normal on sait même pas nous même sur quel pied danser, ni ce qu’il nous faut forcément…Mais comment se refaire ?comment se défaire de ses propres mécanismes?

     On ne veut pas rester prisonnier d’une image de quelqu’un qui fait face à tout, ou de quelqu’un qui s’en sort pas. On voudrait juste pouvoir donner l’image de quelqu’un comme tout le monde avec ses forces et ses failles qui refont surface parfois. Mais l’image…c’est quoi l’image ? Au final, ça veut encore dire qu’on est trop dans l’attente de l’existence dans les yeux de l’autre, on arrive pas à se sentir exister pour soi. En fait on voudrait se sentir accepter comme on est et parfois nous aussi qu’on est le droit de pas aller bien, d’être en colère, et de pas toujours avoir à donner l’image de la personne sans problème et qui n’en pose pas non plus… Là est tout le problème.

    Exister pour soi, s’écouter vraiment et alors on peut vraiment être là pour les autres à son tour, sans attendre obligatoirement un retour… Moi je suis encore au stade où je suis trop exigeante envers moi-même donc forcément envers les autres.  J’ai trop d’attentes et forcément quand elles sont trop nombreuses elles ne peuvent pas toute être assouvies alors je me crée mes propres souffrances… Je sais pas si c’est possible d’aller au-delà de tout ça, parce que même si je me rends compte que j’ai fais du chemin, il y a encore des mécanismes dont j’aimerais me détacher qui refont surface quand je me retrouve en situation de fragilité… mais j’imagine que si on y arrive, on doit se sentir libéré…

    Petit oiseau blessé, guéri et qui alors pourra vraiment s’envoler… 

     

    November 04

    Néant

    Néant
     
    Le feu au creux du poitrail
    Le poitrail battant jusqu'aux entrailles
    Les entrailles répandant la peur
    La peur créant la douleur
    La douleur au plus profond de l'âme
    L'âme qui s'enflamme
    Les flammes brulant les mains
    Les mains serrant l'écrin
    L'écrin refermant le passé
    Le passé cachant les maux
    Les maux empéchant les mots
    Les mots...
    ...
    Invisibles...
    ...
    Inaudibles...
    ...
    Alors...
    .....
    Dors...
    ....
    Fuis..
    ...
    Oublie...
    ...
    Dans le noir...
    ...
    Une lueur d'espoir..
    ....
    Une  présence
    ...
    Enfin Le silence.
     
     
    Géraldine, 4/11/2007
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    June 24

    Condamné

    Condamné
     
    Les damnés errent dans ces tristes sphères
    Emprisonnés dans des bulles de verres
    Les bras déchirés par les fers
    Ils crient sans jamais plus pouvoir se taire
     
    Las, éreintés, mais condamnés
    A ne plus pouvoir contempler
    Les beautés, les charmes des azalés
    Dont le parfum embaume au soleil levé
     
    Leurs voix se perdent dans les airs
    Comme étouffées par les pleurs et les mystères
    Les pieds ne pouvant plus toucher terre
    Ils crient sans jamais plus pouvoir se taire
     
    Epuisés, prostrés, mais condamnés
    A ne plus pouvoir goûter
    L'eau de la source des baisers
    Dont la saveur envoute de son goût sucré
     
    Leurs coeurs souffrent à travers la chair
    Explosant à travers les heures et la poussière
    Les membres lacérés sous l'emprise des serres
    Ils crient sans jamais plus pouvoir se taire
     
    Ils crient sans même plus pouvoir entendre le chant du désert...
     
     
    Géraldine, 24 juin 2007
    March 10

    Résonances

    Résonances


    Oh Reine des sommets enneigés
    Veillant sur mon âme et mes pensées
    Tu resplendis de mille feux
    Et éblouis l'éclat de mes yeux

    Prêtresse des temps anciens
    Muse des créateurs et musiciens
    Le voile de satin glissant sur ton visage
    Laisse entrevoir le regard des sages

    Tes chants traversent la profondeur des brumes
    Résonnant jusque sur les vagues des mers de lune
    Voyageant à travers les méandres de la nuit
    Ils s'engouffrent dans mon corps assoupi


    Ah! Roi des plaines asséchées
    Donnant force et volonté
    Tu règnes en maître sur les damnés
    Et me protège de leurs méfaits

    Prêtre des palais d'acier
    Protecteur des innocents et des condamnés
    Ton armure scintille de mille reflets
    Prèt à combattre auprès de tes guerriers

    Ta voix fait vibrer les parois des rochers
    Son écho se répand à travers les temps sacrés
    Réveillant en moi les rêves les plus secrets
    Elle m'ouvre la porte des souhaits inachevés
    Laissant mon âme et mon coeur enfin s'envoler....

    Vis

    Vis

    Cueille, cueille, cueille
    Les fleurs de vie
    Rêve dans les profondeurs de la nuit

    Tourne, tourne, tourne
    La rose des vents
    Chante les sons du temps

    Roule, roule, roule
    Les vagues au bord des flancs
    Siffle la brise des chants

    Danse, danse, danse
    Les feuilles sur la terre
    Cris comme le souffle de l'air

    Ecoute, écoute, écoute
    Les murmures dans les bois
    Crois aux rêves d'autrefois

    Chante, chante, chante
    La voix dans le ciel
    Hume les senteurs de miel

    Pleure, pleure, pleure
    Les perles de pluie
    Souffle ton chant de vie

    Aime, aime, aime
    Les battements de ton coeur
    Sens le feu et sa chaleur

    Donne, donne, donne
    Les pierres de lumière
    Murmure les secretes prières

    Parle, parle, parle
    Le chant des oiseaux
    Embrasse la douceur de sa peau

    Dors, dors, dors
    Les tendres nuits d'or
    Pour enfin caresser les reflets d'aurore.

    Insomnie

    Insomnie

    Les heures défilent et la lune file
    Les minutes se suivent et se ressemblent
    Et dans ma tête des images me hantent

    Des fantômes venus d'ailleurs
    S'engoufrent dans mon âme et mon coeur
    Tel un couteau s'enfonçant dans la plaie
    Ils commettent mille et un méfaits
    S'immiscant dans la moindre de mes pensées
    Me faisant plier, pleurer, chavirer

    Dans mes tympans, toujours cette douleur lancinante
    Qui se fait peu à peu plus scinglante
    Mais frappant à la porte de mes songes
    Un dragon fixe mon regard et y plonge
    Blanc comme la neige des glaciers
    Il vient peu à peu me soulager
    Discrètement, il avale et recrache mon poison
    Me délivrant de ma tonitruante prison

    Libérée, je me laisse doucement bercée
    Plongeant lentement dans un profond sommeil apaisée.

    Géraldine, 28 février 2007
    February 06

    Renaitre

    Renaitre

    Ses mots parlent à mon âme
    Tel le sang coulant dans mes veines
    Ils insufflent la vie au coeur de mes entrailles
    C'est un espoir au creux de mon poitrail
    Aspirant l'essence de mes peines
    Et asséchant la source de mes larmes.
     
    Géraldine, 6 février 2007
    January 13

    Souffle de vie

    Souffle de vie

    Des profondeurs de mes entrailles
    Cette sourde douleur me tiraille
    Au coeur de ma poitrine
    Bat le tambour du chaman
     
    Tam, Tam, Tam
    Mes pieds tapent sur la terre
    Tam, Tam, Tam
    Mon corps danse dans les airs
     
    Au creux de mon ventre
    Dors le feu dans son antre
    La chaleur guide le souffle
    Et sors les maux par ma bouche
     
    Tam, Tam, Tam
    Mon âme s'envole dans les airs
    Tam, Tam, Tam,
    Mes jambes s'enfoncent dans la terre
     
    Je m'effondre alors de tout mon poids
    Epuisée, et vidée de désarroi
     
    C'est alors, que couchée sur la terre
    Respirant les odeurs de ma chair
    Des murmures parviennent jusqu'à moi
     
    Hou, hou, houuuuu
    Le bruit du souffle dans le vent
    Hou, hou, houuuuu
    Le son de la voix dans le temps
     
    Tendres pensées venant me bercer
    Calmer mes douleurs et mes regrets
    Douces caresses effleurant mon coeur
    Séchant mes larmes et mes pleurs
     
    Hou, hou, houuuuu
    Le chant s'envole dans le temps
    Hou, hou, houuuuu
    L'air tourbillone dans le vent
     
    Sentant sur ma peau la chaleur de la terre
    Traversant la plus épaisse des armures
    Collant à mon corps et à ma chair
    Ces délicats murmures pansent mes blessures
     
    Fatiguée...
    Je me laisse alors aller
    Endormie et apaisée.
     
     
    Géraldine, 13 janvier 2007
    November 18

    Absence

    Absence
     
    Du haut de ta tour, tu observes
    Guettant le moindre signe de vie
    Cela fait déjà si longtemps qu'il est parti
    Et si tout n'avait été que rêve
    Et si tous ces souvenirs qui t'envahissent
    N'avaient été que légendes et chimères
    Que songes se noyant dans un océan sans abysse...
     
    Mais alors pourquoi ce coeur qui te serre
    Pourquoi cette envie de crier qui t'opresse
    Cette peur que jamais il ne réapparaisse
    Et que les seules traces de lui
    Soient dans un tombeau à jamais enfoui
     
    Tu le revois encore partir
    Partir pour cette satanée guerre
    Qui en a vu tant et tant mourir
    Et qui remplit tes jours de lancinantes prières
     
    L'homme toujours trouvera des raisons pour combattre
    Et des milliers d'autres il enverra se faire abattre
    Prônant même qu'il faut une guerre pour la paix
    Sans jamais se soucier des familles déchirées à jamais
     
    Et toi tu pries encore et encore
    Pleurant toutes les larmes de ton corps
    Pour cet homme dont l'absence hante tes nuits
    Et qui t'ôte lentement goût à la vie...
     
     
    Géraldine, le 16 novembre 2006
    November 15

    Lune

    Lune
     
    Lune, lointaine et majestueuse
    Reine d'un royaume infini
    Rythmant les cycles et la vie
    Ta beauté te rend mystérieuse
     
    Telles des perles scintillantes,
    Posées délicatement dans le ciel
    Les étoiles te parent de diadèmes
    Princesse des milles et une merveilles
     
    Muse, inspirant les rêveurs
    Confidente, apaisant les pleurs
    Veilleuse des hommes depuis des millénaires
    Tu es l'objet de leurs prières
     
    Pendant encore longtemps tu illumineras les cieux
    De ta forme ronde qui tel un oeil nous observe
    Tu resteras la digne messagère des dieux
    Voyageant parfois jusque dans nos rêves...
     
    Géraldine, le 15 novembre 2006
     
     
    September 25

    Plénitude

    Plénitude
     
     
    Etrange sensation, douce émotion
    Reléguée en des temps anciens
    Protégée au fond de son écrin.

    Ephémère sentiment, légère brise des vents
    Créant les mélodies des chants
    Et emportant les tourments.

    Coeur palpitant, corps frissonnant
    Regards croisés égarés
    Des âmes perdues rencontrées
    Et ma sensibilité retrouvée.

    Souvenirs dévoilés, espoir libéré
    Mon âme s'est réveillée
    M'ouvrant la porte de ses trésors secrets
    Et de ces temps bénis et sacrés.

    A toujours et à jamais
    Que ces sentiments soient honorés
    Et pour l'éternité encensés.
     
     
    Géraldine, le 25 septembre 2006
    August 15

    Nuit d'été

    Nuit d'été
     
    Aux couleurs pourpres filant à l'horizon
    Le soleil se couche emportant ces derniers rayons
    Autour de moi, le silence est d'or
    Je sens la nature qui s'endort
    Le chant de la chouette me fascine
    Je deviens alors douce sibylinne.
     
    Le ciel parsemé d'étoiles illumine de splendeurs
    Captivée, je rêve imprégnée de milles odeurs
    Qui me rafraichissent et envoutent mon corps
    Je me laisse alors guider à mon sort
    Ensorcelée, je rentre dans une danse voluptueuse
    Baignée par le halo d'une lune mystérieuse
     
    Puis la nuit se faisant lourdement plus sombre
    Je pars alors, laissant  ma place aux ombres.....
     
    Géraldine, 15 août 2006
                                                
    August 09

    La Courbe de tes yeux de Paul Eluard

    La Courbe de tes yeux

    La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
     
    Un rond de danse et de douceur,

    Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,

    Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu

    C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
     
    Feuilles de jour et mousse de rosée,

    Roseaux du vent, sourires parfumés,

    Ailes couvrant le monde de lumière,

    Bateaux chargés du ciel et de la mer,

    Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

    Parfums éclos d'une couvée d'aurores

    Qui gît toujours sur la paille des astres,

    Comme le jour dépend de l'innocence

    Le monde entier dépend de tes yeux purs

    Et tout mon sang coule dans leurs regards.


    - entre Oct. 1924 et aout 1926 -

    Ce poème provient du recueil intitulé " Capitale de la douleur "
    July 13

    Errance songeuse

    Voilà un poème que j'ai écrit hier soir, sans chercher à faire des rimes où des phrases bien travaillées, mais laisser les mots et les sentiments aller sur le papier.
    Errange songeuse
    Alors que l'orage gronde
    Et les éclairs illuminent le ciel
    Mon esprit vagabonde dans des pays lointains
    Peuplés de rêves, d'esprits et de magiciens.
    Le Pays des songes et des espoirs enfantins
    Ceux où l'on croyait encore en demain
    Ceux, où dès le matin, on se levait plein d'entrain
    Sortant de nos rêves de princes et princesses
    Vivant dans des chateaux cristallins.

    Mais que sont-ils devenus les miens?
    Alors que je me penche sur le miroir de mes souvenirs
    Mon passé me revient remplit de souhaits pas encore atteints
    Ceux qui vivent encore dans mon coeur
    Et qui attendent toujours demain
    Mais dans combien de lendemains,
    Se réaliseront-ils enfin?
    Le jour où je croiserai son regard
    Remplit de douceur et d'entrain
    Où je saurai que lui et personne d'autre
    Ne pourra m'emporter sur son chemin
    Me sentir protégée en son sein
    Qu'à lui seul j'ouvrirai mon coeur
    Alors fermé dans son écrin
    Mais alors je me demande,
    Quel chemin dois-je prendre?
    Pour qu'enfin,
    Je puisse le croiser à l'aube d'un matin?
    Géraldine, 12 juillet 2006
    June 14

    Petite fée

    Petite fée

     

    Douce brise qui frole sa peau

    Ses cheveux ondulent le long de son dos

    Petite fille aux airs de fée

    Tu t'endors blottie au milieu des blés.

     

    Tes petites mains se resserent

    Comme pour t'accrocher à tes rêves secrets

    Ceux où tu voles haut dans les airs

    Surplombant les champs et les forêts

     

    Les lutins et les elfes volent à tes côtés

    Te faisant décoller jusqu'à la voie lactée

    Là où tes rêves prennent des reflets colorés

    Te dessinant sur ton visage ce sourire si enchanté

     

     

     Géraldine, 12 juin 2006